{"id":90698,"date":"2025-11-01T21:53:57","date_gmt":"2025-11-01T17:53:57","guid":{"rendered":"https:\/\/medialur.com\/?p=90698"},"modified":"2025-11-01T21:53:57","modified_gmt":"2025-11-01T17:53:57","slug":"la-secretaire-enceinte-de-mon-mari-ambitionnait-de-sapproprier-ma-villa-sans-se-douter-que-javais-depuis-longtemps-prevu-leur-trahison","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medialur.com\/?p=90698","title":{"rendered":"La secr\u00e9taire enceinte de mon mari ambitionnait de s\u2019approprier ma villa, sans se douter que j\u2019avais depuis longtemps pr\u00e9vu leur trahison"},"content":{"rendered":"<p>Quand tu t\u2019es construite une vie \u00e0 partir de rien, tu ne la regardes pas s\u2019effondrer en silence : tu te pr\u00e9pares. Tu planifies. Tu attends.<\/p>\n<p>Pendant des ann\u00e9es, j\u2019ai jou\u00e9 le r\u00f4le de l\u2019\u00e9pouse parfaite : polie, gracieuse, conciliante. J\u2019organisais des d\u00eeners avec le sourire, m\u00eame quand les pr\u00e9tendus \u00ab heures sup\u2019 au bureau \u00bb de mon mari d\u00e9bordaient jusque sur les week-ends. Je riais \u00e0 ses blagues, bien qu\u2019elles aient perdu leur charme depuis longtemps. Je fermais les yeux sur les traces de rouge \u00e0 l\u00e8vres sur ses chemises, fines, presque invisibles, mais moi je les voyais. Je remarquais tout.<\/p>\n<p>Je m\u2019appelle Lydia et je suis mari\u00e9e \u00e0 Charles depuis seize ans. Nous vivons \u2014 ou plut\u00f4t, nous vivions \u2014 dans une vaste villa blanche \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de Charleston, entour\u00e9e de jardins impeccablement entretenus, d\u2019un court de tennis priv\u00e9 et d\u2019une piscine qui, sous le soleil, scintillait comme du verre. Le genre de maison qui chuchote richesse et pouvoir.<\/p>\n<p>Mais, comme j\u2019allais l\u2019apprendre, l\u2019argent n\u2019ach\u00e8te pas la loyaut\u00e9.<\/p>\n<div class=\"code-block code-block-1\">\n<div data-cptid=\"adx_inpage\">\n<div id=\"geniee_inpage_wrapper_adx_inpage\" class=\"bl_gnsinpage\" data-gninstavoid=\"\">\n<div class=\"bl_gnsinpage-middle\">\n<div id=\"geniee_inpage_inner_adx_inpage\" class=\"bl_gnsinpage_inner\">\n<div id=\"adx_inpage\" data-google-query-id=\"CMXdtfHB0ZADFUCIgwcdIC0Mmg\">\n<div id=\"google_ads_iframe_\/23321137385\/adx_inpage_0__container__\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>Tout a commenc\u00e9 avec Vanessa. Elle est entr\u00e9e dans nos vies il y a deux ans, embauch\u00e9e comme assistante personnelle de Charles. Elle \u00e9tait jeune, ambitieuse et d\u2019une assurance troublante pour quelqu\u2019un qui avait \u00e0 peine vingt-cinq ans. Toujours tir\u00e9e \u00e0 quatre \u00e9pingles, les cheveux parfaitement liss\u00e9s, les ongles rouges, et une attitude qui la faisait para\u00eetre plus \u00e2g\u00e9e qu\u2019elle ne l\u2019\u00e9tait. J\u2019ai remarqu\u00e9 sa fa\u00e7on de rire un peu trop \u00e0 ses traits d\u2019esprit. Les messages qui s\u2019affichaient sur son t\u00e9l\u00e9phone au beau milieu de la nuit, des questions \u00ab urgentes \u00bb qui, myst\u00e9rieusement, ne pouvaient pas attendre le matin.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but, j\u2019ai laiss\u00e9 couler. J\u2019y avais d\u00e9j\u00e0 eu droit, croyais-je. Charles avait d\u00e9j\u00e0 flirtt\u00e9 \u2014 il aimait l\u2019attention \u2014 et je m\u2019y \u00e9tais habitu\u00e9e. Mais avec Vanessa, c\u2019\u00e9tait diff\u00e9rent. Elle avait cette froideur, ce calcul. Et puis, un jour, j\u2019ai vu le changement chez lui. Il s\u2019est mis \u00e0 mieux s\u2019habiller pour le travail, \u00e0 acheter de nouveaux costumes sans me consulter. Il a repris la salle de sport, est devenu impatient avec moi pour des broutilles. Quand j\u2019ai propos\u00e9 des vacances, il a souffl\u00e9 : \u00ab Tu devrais peut-\u00eatre te trouver un hobby. \u00bb J\u2019ai compris alors que ce n\u2019\u00e9tait pas qu\u2019une aventure. Il \u00e9tait emp\u00eatr\u00e9 jusqu\u2019au cou.<\/p>\n<p>Alors, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 me pr\u00e9parer, en silence.<\/p>\n<p>Je n\u2019\u00e9tais pas na\u00efve quand j\u2019ai \u00e9pous\u00e9 Charles. Je venais moi aussi d\u2019une famille ais\u00e9e, avec un trust l\u00e9gu\u00e9 par mes grands-parents, encadr\u00e9 de garde-fous juridiques que Charles ne comprenait pas vraiment. Quand nous nous sommes mari\u00e9s, il a insist\u00e9 pour que nous unissions nos finances \u00ab par souci de transparence \u00bb. J\u2019ai accept\u00e9 presque tout, mais pas tout. Ce qu\u2019il ignorait, c\u2019est que le trust comportait un compte secondaire, auquel moi seule pouvais acc\u00e9der, dissimul\u00e9 derri\u00e8re une s\u00e9rie de participations dans des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es. Ce n\u2019\u00e9tait pas ill\u00e9gal ; c\u2019\u00e9tait juste\u2026 discret.<\/p>\n<div class=\"code-block code-block-2\">\n<div data-cptid=\"adx_300x250\">\n<div id=\"adx_300x250\" data-gninstavoid=\"\" data-google-query-id=\"CJqetfHB0ZADFTqCgwcdfLAXLw\">\n<div id=\"google_ads_iframe_\/23321137385\/adx_300x250_0__container__\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>Il y a des ann\u00e9es, j\u2019avais commenc\u00e9 \u00e0 transf\u00e9rer de petites sommes depuis nos co-entreprises vers ce compte. Quelques milliers ici, quelques milliers l\u00e0. Avec le temps, cela avait pris de l\u2019ampleur. Assez pour m\u2019acheter une autre vie, si n\u00e9cessaire. Et comme j\u2019allais bient\u00f4t le d\u00e9couvrir, c\u2019\u00e9tait n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le moment de v\u00e9rit\u00e9 est arriv\u00e9 un apr\u00e8s-midi ensoleill\u00e9, quand Charles a annonc\u00e9 qu\u2019il voulait \u00ab parler \u00bb. Nous \u00e9tions au salon, la lumi\u00e8re filtrait par les hautes fen\u00eatres et se refl\u00e9tait sur les carafes en cristal du vaisselier. Il se tenait pr\u00e8s de la chemin\u00e9e, les mains dans les poches, comme pour para\u00eetre d\u00e9contract\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Lydia, \u00bb commen\u00e7a-t-il en s\u2019\u00e9claircissant la voix. \u00ab Tu sais que j\u2019ai toujours tenu \u00e0 toi, mais\u2026 les choses ont chang\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p>Je ne dis rien. Je croisai simplement les mains sur mes genoux et j\u2019attendis.<\/p>\n<p>\u00ab Il y a quelqu\u2019un d\u2019autre, \u00bb dit-il enfin. \u00ab Elle s\u2019appelle Vanessa. Tu la connais. \u00bb<\/p>\n<p>Le nom piqua \u2014 non par surprise, mais parce qu\u2019il l\u2019avait prononc\u00e9 \u00e0 voix haute.<\/p>\n<p>\u00ab Elle est enceinte, \u00bb ajouta-t-il, levant les yeux pour guetter ma r\u00e9action. \u00ab Et je veux faire ce qui est bien. \u00bb<\/p>\n<p>Je souris \u00e0 peine. \u00ab Faire ce qui est bien ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Elle m\u00e9rite de la stabilit\u00e9. Elle porte mon enfant. \u00bb Il s\u2019agita. \u00ab Nous envisageons de fonder une famille et je\u2026 je pense qu\u2019il vaut mieux que nous nous s\u00e9parions. Tu seras \u00e9videmment prise en charge. \u00bb<\/p>\n<p>J\u2019ai failli rire. \u00ab Prise en charge. \u00bb<\/p>\n<p>Il continua : \u00ab Je te verserai une compensation. La maison restera \u00e0 moi ; c\u2019est mieux pour l\u2019enfant. Tu pourras t\u2019installer quelque temps dans l\u2019appartement du centre-ville. On fera tout de fa\u00e7on simple et \u00e9quitable. \u00bb<\/p>\n<p>Simple et \u00e9quitable. Il croyait vraiment que j\u2019allais acquiescer, signer les papiers et dispara\u00eetre en arri\u00e8re-plan pendant que sa secr\u00e9taire emm\u00e9nagerait chez moi \u2014 dans la maison que j\u2019avais d\u00e9cor\u00e9e, entretenue et remplie de souvenirs.<\/p>\n<p>Mais je ne discutai pas. Je ne pleurai pas. Je me contentai de sourire et de dire doucement : \u00ab Bien s\u00fbr, Charles. Tout ce qui te rend heureux. \u00bb<\/p>\n<p>Son soulagement \u00e9tait palpable. Il me serra maladroitement dans ses bras et sortit pour \u00ab une r\u00e9union \u00bb. Le lendemain matin, il \u00e9tait parti. Ses costumes, son ordinateur, m\u00eame sa brosse \u00e0 dents. Vanessa devait l\u2019attendre \u00e0 bras ouverts.<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, j\u2019ai cess\u00e9 d\u2019\u00eatre l\u2019\u00e9pouse qu\u2019on sous-estime et je suis devenue autre chose.<br \/>\nLivres de fiction<br \/>\nJ\u2019ai appel\u00e9 mon avocat, Ma\u00eetre Wilkes, un homme calme et m\u00e9ticuleux qui m\u2019avait aid\u00e9e \u00e0 cr\u00e9er le trust initial.<\/p>\n<p>\u00ab Vous vous souvenez de la clause pr\u00e9nuptiale que nous avons ajout\u00e9e apr\u00e8s la fusion des investissements ? \u00bb ai-je demand\u00e9.<\/p>\n<p>Il a h\u00e9sit\u00e9. \u00ab Celle qui prot\u00e8ge tes biens h\u00e9rit\u00e9s contre tout usage indu ou transfert ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Oui, \u00bb ai-je dit. \u00ab Faites-la valoir. Tout de suite. \u00bb<\/p>\n<p>Silence au bout du fil. Puis, pos\u00e9ment : \u00ab Re\u00e7u. \u00bb<\/p>\n<p>En quarante-huit heures, tout ce que Charles croyait poss\u00e9der s\u2019est retrouv\u00e9 gel\u00e9. Les comptes qu\u2019il utilisait pour financer ses \u00ab voyages d\u2019affaires \u00bb ? Bloqu\u00e9s. Les cartes de l\u2019entreprise li\u00e9es \u00e0 nos participations communes ? Suspendues. M\u00eame la villa, techniquement au nom du patrimoine de ma famille, a \u00e9t\u00e9 requalifi\u00e9e en propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e. Il ne le savait pas encore, mais il vivait dans une maison sur laquelle il n\u2019avait aucun droit l\u00e9gal.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Trois jours plus tard, je suis all\u00e9e d\u00e9jeuner avec une connaissance commune, une de ces grimpeuses sociales qui savent toujours tout avant tout le monde. Elle m\u2019a dit avoir vu Charles et Vanessa faire la f\u00eate dans un restaurant de luxe du centre-ville. \u00ab Ils avaient l\u2019air si heureux, \u00bb a-t-elle gliss\u00e9 avec un sourire en coin. \u00ab Elle portait une bague en diamant, au moins quatre carats. \u00bb<\/p>\n<p>J\u2019ai souri. \u00ab Tant mieux pour eux. \u00bb<\/p>\n<p>Parce que je savais ce qui arrivait.<\/p>\n<p>Le premier appel fut celui de Charles, le soir m\u00eame. Sa voix \u00e9tait paniqu\u00e9e. \u00ab Lydia, qu\u2019est-ce qui se passe, bon sang ? Mes cartes ne passent plus. Mon assistante dit que le compte de l\u2019entreprise est gel\u00e9 ! \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ah oui ? \u00bb demandai-je d\u2019un ton innocent. \u00ab \u00c9trange. Tu devrais peut-\u00eatre appeler la banque. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab La banque a parl\u00e9 d\u2019une injonction sur les fonds, d\u2019un truc \u00e0 propos d\u2019un d\u00e9tournement de capitaux du patrimoine. C\u2019est toi ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je n\u2019ai fait qu\u2019agir sur conseil juridique, \u00bb dis-je doucement. \u00ab C\u2019est toi qui as dit vouloir nous s\u00e9parer. \u00bb<\/p>\n<p>Il jura, marmonna quelque chose \u00e0 propos d\u2019un avocat et raccrocha.<\/p>\n<p>Deux heures plus tard, Vanessa appela depuis un num\u00e9ro inconnu. \u00ab Madame Langford, \u00bb commen\u00e7a-t-elle, en s\u2019effor\u00e7ant de rester pos\u00e9e. \u00ab C\u2019est un malentendu. Charles m\u2019a dit\u2014 \u00bb<\/p>\n<p>Je la coupai. \u00ab Veuillez ne pas m\u2019appeler ainsi. Je ne suis plus l\u2019\u00e9pouse de votre patron. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Tr\u00e8s bien, \u00bb r\u00e9pliqua-t-elle s\u00e8chement. \u00ab Mais vous ne pouvez pas le ruiner pour \u00e7a ! Il m\u2019aime ! \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019en suis certaine, \u00bb r\u00e9pondis-je. \u00ab Et je suis s\u00fbre que l\u2019amour paiera l\u2019hypoth\u00e8que quand l\u2019avis d\u2019expulsion arrivera. \u00bb<\/p>\n<p>Un silence stup\u00e9fait suivit, puis elle raccrocha.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de la semaine, je m\u2019\u00e9tais install\u00e9e en toute discr\u00e9tion dans une villa priv\u00e9e que j\u2019avais achet\u00e9e des mois auparavant au nom de ma soci\u00e9t\u00e9. Je ne l\u2019avais dit \u00e0 personne, pas m\u00eame \u00e0 mes amies. Elle donnait sur la mer, paisible et isol\u00e9e.<\/p>\n<p>Entre-temps, la rumeur s\u2019est r\u00e9pandue que l\u2019entreprise de Charles connaissait des \u00ab complications financi\u00e8res internes \u00bb. Les investisseurs se sont retir\u00e9s. L\u2019annonce de la grossesse de Vanessa, cens\u00e9e susciter la sympathie, n\u2019a fait qu\u2019alimenter les ragots sur leur relation. Les clients ont r\u00e9sili\u00e9 les contrats. Et moi ? Disparue. Je n\u2019assistais plus aux mondanit\u00e9s. Je ne r\u00e9pondais pas aux appels. Pour ce qu\u2019on en savait, j\u2019\u00e9tais \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>Mais en coulisses, je travaillais. Charles avait toujours \u00e9t\u00e9 arrogant, persuad\u00e9 que je ne comprenais rien aux affaires. Pourtant, pendant des ann\u00e9es, j\u2019avais si\u00e9g\u00e9 en silence aux r\u00e9unions, absorbant tout : qui \u00e9taient ses associ\u00e9s, lesquels pouvaient \u00eatre convaincus, lesquels le d\u00e9testaient. Avec ces informations, j\u2019ai contact\u00e9 deux d\u2019entre eux en priv\u00e9. J\u2019ai propos\u00e9 un rachat \u2014 silencieux, discret, parfaitement l\u00e9gal. En un mois, je d\u00e9tenais 40 % de sa soci\u00e9t\u00e9 via des interm\u00e9diaires. L\u2019ironie \u00e9tait d\u00e9licieuse : l\u2019homme qui m\u2019avait rel\u00e9gu\u00e9e au rang de \u00ab simple \u00e9pouse \u00bb travaillait d\u00e9sormais sans le savoir pour moi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-90699\" src=\"https:\/\/medialur.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Screenshot_124.png\" alt=\"\" width=\"575\" height=\"575\" srcset=\"https:\/\/medialur.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Screenshot_124.png 575w, https:\/\/medialur.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Screenshot_124-150x150.png 150w\" sizes=\"(max-width: 575px) 100vw, 575px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Livres de fiction<br \/>\nDeux mois plus tard, j\u2019ai appris qu\u2019il avait vendu sa pour couvrir ses dettes. Vanessa, d\u00e9sormais visiblement enceinte, a \u00e9t\u00e9 photographi\u00e9e en larmes devant la banque apr\u00e8s que leur compte joint eut \u00e9t\u00e9 vid\u00e9. Un soir, j\u2019ai re\u00e7u un e-mail de lui.<\/p>\n<p>\u00ab Lydia, je sais que tu es en col\u00e8re. Je le m\u00e9rite. Mais s\u2019il te pla\u00eet, r\u00e9fl\u00e9chis \u00e0 ce que tu fais. J\u2019ai tout perdu. Je ne peux m\u00eame pas payer les frais m\u00e9dicaux de Vanessa. S\u2019il te reste un peu de compassion, aide-moi. \u2014 C. \u00bb<\/p>\n<p>Je l\u2019ai lu deux fois, puis supprim\u00e9. La compassion n\u2019avait rien \u00e0 voir l\u00e0-dedans. Il s\u2019agissait de cons\u00e9quences.<\/p>\n<p>Quelques semaines plus tard, on a frapp\u00e9 \u00e0 la porte de la villa. J\u2019ai ouvert et j\u2019ai trouv\u00e9 Charles sur le seuil, d\u00e9fait et p\u00e2le. Il ne ressemblait en rien \u00e0 l\u2019homme s\u00fbr de lui que j\u2019avais \u00e9pous\u00e9. Chemise froiss\u00e9e, cheveux plus gris que dans mon souvenir.<\/p>\n<p>\u00ab Je t\u2019en prie, \u00bb dit-il d\u2019une voix rauque. \u00ab J\u2019ai besoin d\u2019aide. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab D\u2019aide ? \u00bb r\u00e9p\u00e9tai-je. \u00ab Tu veux dire d\u2019argent. \u00bb<br \/>\nConcessionnaires automobiles \u00e0 proximit\u00e9<br \/>\nIl hocha la t\u00eate. \u00ab Vanessa est \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, \u00bb dit-il. \u00ab Complications. Je n\u2019arrive pas \u00e0 payer les soins. Je t\u2019en supplie. \u00bb<\/p>\n<p>Je le d\u00e9taillai un instant. \u00ab Tu m\u2019as tout pris : la maison, la dignit\u00e9. Pourquoi te sauverais-je maintenant ? \u00bb<\/p>\n<p>Ses yeux se remplirent de larmes. \u00ab Parce qu\u2019il ne me reste plus rien. \u00bb<\/p>\n<p>Je pris une grande inspiration. Puis je dis doucement : \u00ab Ce n\u2019est pas de ma faute. \u00bb Et je refermai la porte.<\/p>\n<p>Trois mois pass\u00e8rent. J\u2019ai appris plus tard que Vanessa avait accouch\u00e9 d\u2019un b\u00e9b\u00e9 en bonne sant\u00e9, mais que Charles n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 entrer en salle d\u2019accouchement. Leur relation s\u2019est termin\u00e9e peu apr\u00e8s. Elle est retourn\u00e9e chez ses parents, le laissant seul et fauch\u00e9. \u00c0 la fin, il a vendu la villa \u2014 celle qu\u2019il avait dit vouloir \u00ab garder pour l\u2019enfant \u00bb. Mais, en raison de la structure juridique, le produit de la vente a \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 directement sur mon compte.<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, sur le balcon de ma villa, j\u2019ai regard\u00e9 la mer pendant que l\u2019avis de virement arrivait. Pour la premi\u00e8re fois depuis des ann\u00e9es, j\u2019ai ressenti la paix.<\/p>\n<p>Les gens pensent que la trahison te brise. Parfois, au contraire, elle t\u2019aff\u00fbte. Charles et Vanessa avaient men\u00e9 leur petit jeu, convaincus que je m\u2019effondrerais. Ils ont oubli\u00e9 une chose : je pr\u00e9parais ma survie bien avant qu\u2019ils ne complotent ma chute. Je ne les ai pas d\u00e9truits par vengeance. Je leur ai simplement rappel\u00e9 \u00e0 qui ils avaient affaire.<\/p>\n<p>Et tandis que j\u2019observais les vagues se briser sur le rivage, j\u2019ai ouvert mon ordinateur portable, j\u2019ai jet\u00e9 un \u0153il \u00e0 mes investissements en hausse et j\u2019ai souri.<\/p>\n<p>On recommence.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand tu t\u2019es construite une vie \u00e0 partir de rien, tu ne la regardes pas s\u2019effondrer en silence : tu te pr\u00e9pares. Tu planifies. Tu attends. Pendant des ann\u00e9es, j\u2019ai jou\u00e9 le r\u00f4le de l\u2019\u00e9pouse parfaite : polie, gracieuse, conciliante. J\u2019organisais des d\u00eeners avec le sourire, m\u00eame quand les pr\u00e9tendus \u00ab heures sup\u2019 au bureau &#8230; <a title=\"La secr\u00e9taire enceinte de mon mari ambitionnait de s\u2019approprier ma villa, sans se douter que j\u2019avais depuis longtemps pr\u00e9vu leur trahison\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/medialur.com\/?p=90698\" aria-label=\"Read more about La secr\u00e9taire enceinte de mon mari ambitionnait de s\u2019approprier ma villa, sans se douter que j\u2019avais depuis longtemps pr\u00e9vu leur trahison\">Read more<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":90700,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[664],"tags":[],"class_list":["post-90698","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-interesting"],"views":9914,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/90698","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=90698"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/90698\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":90701,"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/90698\/revisions\/90701"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/90700"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=90698"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=90698"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medialur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=90698"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}